La Saint Chronique

working through environmental despair

rien que le titre est une gageure à traduire en français …

travailler à travers le désespoir environnemental est la traduction que je retiens pour le moment … je garde le ‘à travers’ parce que le désespoir est quelque chose que l’on traverse, non ?

j’ai découvert ce titre ce matin à mon réveil, par le biais d’une publication FB d’une Âmie qui apparemment avait été attirée par la photo qui l’accompagnait … je dois dire que celle-ci est particulièrement belle et suggestive et je vous l’offre également, cela accrochera certainement l’internaute futur lecteur ;-)

 

cependant c’est sur le texte qui l’accompagnait que je me suis surtout arrêtée, ignorant encore ce que j’allais découvrir quelques clics plus tard … le texte présenté est extrait d’un article de Joanna Macy dont le titre est celui de ce billet, working through environmental despair – travailler à travers le désespoir environnemental, article paru en 1995 dans un livre collectif intitulé Ecopsychology (anthologie de textes d’écopsychologie, en anglais).

j’ai traduit cet extrait de l’anglais et cela donne ceci :

D’où vient le désespoir dans tout ça ? Pourquoi notre douleur pour le monde est-elle si importante ? Parce que ces réponses manifestent notre interdépendance (interconnexion). Nos sentiments de détresse sociale et planétaire servent de portes à la conscience sociale systémique. Pour utiliser une autre métaphore, ils sont comme un « membre de l’ombre » (un « membre aveugle » en français, non ?). Tout comme un amputé continue à ressentir des élancements dans le membre sectionné, nous faisons l’expérience, nous ressentons, dans l’angoisse pour les personnes sans-abri ou les baleines chassées, de la douleur qui appartient à une partie séparée de notre corps, un corps plus grand que ce que nous pensions, un corps non limité par notre peau.

Par les courants systémiques de savoir qui tissent notre monde, chacun de nous peut être le catalyseur ou «point de basculement» par lequel de nouvelles formes de comportement peuvent se propager. Nous avons autant de façons différentes d’être sensibles que nous possédons de dons différents. Pour certains, il s’agira de l’étude ou de la conversation, pour d’autres, ce sera le théâtre ou la fonction publique, pour d’autres encore, la désobéissance civile et l’emprisonnement. Mais la diversité de nos talents s’entremêle richement lorsque nous reconnaissons la grande toile dans laquelle nous agissons. Nous entreprenons dans ce réseau en même temps que nous y voyageons. Nous le rendons conscient.

[Joanna Macy, Working through Environmental Despair, 1995 in Ecopsychology – Roszak, Gomes, & Kanner, eds.,  San Francisco, Sierra Club]

J’ai découvert ainsi un truc de OUF !!! …. c’est perso, j’en conviens ^^ et ça me met le cœur en joie !!!

 

L’écopsychologie – Quelques pistes pour en savoir plus (Google docs)

Article récapitulatif trouvé grâce à une recherche Google. Extrait :

L’écopsychologie va chercher profondément en l’Homme les causes de la crise écologique et en même temps œuvre pour que nous retrouvions le sens de notre présence sur Terre.

Dans ce document (lien en cliquant sur le titre de cette section), publication intégrale d’un article à la rencontre de l’écologie et de la psychologie. L’idée de Toute Puissance dans le rapport de l’Homme à la Nature et de ses actes envers elle m’est déjà venue à l’esprit bien des fois… A élaborer. Extraits :

Toute Puissance. Moins consommer demande un renoncement et un pont entre psychologie et écologie
Par Georges Didier (Psychothérapeute à Lyon) – Article paru dans la revue Silence

Par définition, la toute puissance ne peut être réduite. Il s’agit bien de la canaliser — non par une morale qui pourrait apparaître quelque peu intégriste — mais par plaisir. Il s’agit maintenant de développer une culture qui puisse permettre à l’humain de découvrir d’autres espaces de réalisation qui lui apporteraient une qualité d’apaisement et une meilleure estime de lui. (…)

L’écologie et la psychologie pourraient être ainsi de grandes amies. Elles prônent les mêmes buts :

  • ­ intégrer que l’autre existe et que cela a des conséquences au quotidien.
  • ­ décroître à la tyrannie de la toute­ puissance pour croître à la qualité relationnelle.
  • ­ découvrir et expérimenter un autre en soi­-même. (…)

Elles posent toutes deux de façon complexe la question de la responsabilité. (…)

Ce qui est important — disait Sartre — ce n’est pas tant ce qu’on nous a fait, mais ce que nous faisons de ce que l’on nous a fait. (…)

Ne tentons pas de changer d’histoire, de parents ou de complexe d’Œdipe. Il est temps, peut-être de les assumer comme un acte d’amour qui nous a imparfaitement accueilli.

Nous reprochons tellement souvent aux autres, et notamment à nos parents, de n’avoir pas su nous aimer ou de nous avoir mal pris dans les bras que nous justifions parfois notre non­amour de la réalité par ce constat. Or le moment pourrait être venu, au contraire, d’accepter et d’aimer cette réalité qui nous a fait naître et qui appelle en nous non pas une réaction, mais une réponse.

Et aujourd’hui cette réponse passe par l’écologie.
Nous sommes nés pour accoucher ensemble d’une nouvelle société qui va devoir s’essayer à la décroissance, à la précision de ses besoins et à la conscience de sa propre communauté.
Nous allons devoir naviguer entre trop d’agressivité qui tuerait la cause défendue et trop d’intériorité qui pourrait nous en détourner. Cela appelle un positionnement intime face à l’existence et une réponse excessivement précise en chaque instant.

… (to be continued, mais là faut s’bouger … quand même !!!)
Tita, 6 janvier 2014
> le texte original de Joanna Macy, « Working Through Environmental Despair » (1995) que j’ai trouvé sur le site www.morning-earth.org
> la traduction française que je réalise progressivement : 1ère partie ici > le désespoir environnemental * 1
> il existe des liens ( ?) entre écopsychologie et écologie profonde : deep ecology, Arne Næss (livre maintenant traduit en français : Arne Næss, Écologie, communauté et style de vie, Bellevaux, Ed. Dehors, 2013)

màj 24 avril 2016

comme les liens vers l’article original sont rompus, j’ai fait une recherche Google concernant Joanna Macy et je décide d’en tirer une ‘fiche’ que j’espère instructive.

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