La Saint Chronique

synchronicité et intuition

… événements hasardeux, liés par le sens et non par la cause, …

J’ai découvert le concept de synchronicité lors de mes études d’astrologie humaniste, très imprégnée de la psychologie jungienne étant donné que, même sans le crier haut et fort, Jung s’intéressait aux apports de l’astrologie dans sa pratique. Et ce concept influence (je pourrais presque dire ‘détermine’) mon rapport au monde et mon rapport aux événements.

 

Jung et la synchronicité

Avant de poursuivre, je vous propose de lire l’article dont j’ai tiré les quelques mots en exergue. Il s’intitule Synchronicités : ces coïncidences qui nous connectent à notre intuition* (un article externe* que j’ai emprunté à Histoire d’intuition et qui a été publié en janvier 2014).

Lu ?

Je viens de le (re)faire en même temps que vous (entre deux paragraphes d’écriture) et j’en ai tiré 3 extraits qui à mon sens sont particulièrement parlants :

… une forme de réponse de l’univers à un besoin exprimé consciemment ou inconsciemment par la personne, et venant transcender l’espace et le temps …

… hasard intelligent …

Le plus on va accepter l’idée de synchronicités et ouvrir son esprit, le plus elles vont se manifester, et plus notre intuition va s’ouvrir. Et vice versa, le plus les synchronicités se manifestent dans votre existence, plus l’intuition se libère, s’ouvre.

Pour la dernière citation, je ne peux que confirmer ! Ma découverte du concept date d’environ 20 ans ( ! ) et depuis ce jour, dans une recherche éperdue de sens, je n’ai cessé d’apprendre à « ouvrir les yeux dans les yeux que je crois avoir ouverts » [Christiane Singer] pour finir par comprendre, avec Zaz, que « les miracles sont des événements qui arrivent en dehors de nos croyances ». C’est-y pas beau et bon, ça ?

Il y a tant à dire sur ce sujet … Ce que je veux exprimer prioritairement ici avec ce billet (le premier d’une série ?), et c’est l’astrologie humaniste et le concept de synchronicité qui me l’ont appris, c’est que « ce ne sont pas les événements qui viennent à nous, mais nous qui allons à eux » [citation que j’attribue à Dane Rudhyar, un des fondateurs de l’astrologie humaniste, sans certitude]. Dans cette discipline, ce ne sont pas les planètes qui nous « influencent » (sauf la Lune qui est notre satellite, dans un rapport magnétique avec la Terre). Le système solaire (ou l’Univers, comme vous voulez) est le macrocosme auquel l’individu est un microcosme. Cercles concentriques à différentes échelles, ayant chacun leur existence et leur expérience propres de globalité, d’intégrité (la Terre est également un « -cosme », entre l’individu et le système solaire, à une échelle particulière), qui s’emboîtent interdépendants dans l’espace et le temps.

 

Qui régit les fils spatio-temporels des événements ?

Alors là, vous lui donnez le nom que vous voulez, hein !!!

Pour ma part, je l’appelle la Source.
Qui EST dans toute part.
Partie, particule, partition, partenaire, partage.

En ouvrant les yeux sur les synchronicités, en acceptant qu’elles soient porteuses de sens à notre encontre, c’est la possibilité de nous réconcilier avec nos sensations, notre intérieur, nos volontés d’agir libre, individuelles, individuantes*, qui nous est offerte. Mais c’est également vivre une certaine solitude, LA solitude attachée à notre individualité : vivre une synchronicité qui semble nous être destinée ne se partage pas facilement avec l’entourage ! Notre sensation, notre intuition est vite ‘dénigrée’, traitée de ‘légère’ et attaquée d’arguments plus rationnels et séparatifs les uns que les autres. La conviction intime est alors appelée à notre esprit et nous ressentons le besoin « de nous faire confiance, d’écouter notre cœur, de suivre notre voie » … ou notre voix ;-) … rencontre avec notre individualité, notre centre, notre flamme … et avec notre solitude intrinsèque, jusqu’à la fin.

Et dans cette solitude, nous découvrons petit à petit que cette voix, cette vision sur les synchronicités et ces clins d’œil de l’Univers sont TOUT SIMPLEMENT notre guide intérieur. Ne pas l’écouter revient à s’éloigner de soi-même, à marcher à côté de ses pompes.

En étant attentifs aux synchronicités dans nos vies, nous écoutons la Vie (ou la Source, c’est comme vous voulez !). Elle nous parle, nous raconte des choses, nous invite, nous guide, en direction de la meilleure place pour nous dans l’Univers, celle où chacun se sentira à l’aise, car à sa place, unique, qu’aucun à part lui ne peut occuper aussi bien.

Mains Tenant, 29 novembre 2014


*un autre terme jungien qui mérite qu’on s’y attarde : l’individuation, à différencier de l’individualité et de l’individu, qui est un processus, et non une unité.

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