La Saint Chronique

soyons vrai !

Je n’ai pas d’espoir de sortir par moi-même de ma solitude. La pierre n’a pas d’espoir d’être autre chose que pierre, mais en collaborant elle s’assemble et devient Temple.

[Antoine de Saint-Exupéry]

Cette citation est l’exergue placée en entrée d’introduction du livre ‘Cessez d’être gentil, soyez vrai !’ de Thomas d’Ansembourg (Les Editions de l’Homme, 2001).

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J’avais eu plusieurs fois l’occasion de croiser sa couverture, que ce soit dans un salon du livre, une librairie ou sur la table de salon d’une ou d’un ami(e). Jusqu’à présent, il ne m’était pas venu à l’envie de m’y intéresser plus que cela, me disant intérieurement que ce devait être un livre de développement personnel supplémentaire. Comme il en existe beaucoup dans ma bibliothèque personnelle et comme il en existe encore de bien plus innombrables dès le moment où l’on franchit la porte d’un salon du mieux-être, du livre ou des médecines naturelles …

Événement typique de la synchronicologie, je l’ai emprunté ‘sans raison particulière’ il y a une semaine à la bibliothèque communale de mon patelin. Ou peut-être la raison de mon geste fut-elle précisément qu’il m’était passé sous le nez un assez grand nombre de fois pour que je cesse de le regarder de haut ?

Rien dans son titre n’évoque une thématique dont j’entends parler depuis plus de 10 ans par la bouche d’une amie qui m’est infiniment chère : la Communication Non Violente ou CNV, articulée et développée par Marshall Rosenberg.

Figurez-vous que cette chère amie m’a conviée il y a quelques mois à un stage de découverte de la CNV, qu’elle pratique depuis une décennie, et que j’en ai ainsi fait la découverte ‘pratique’ il y a moins d’un mois. Découverte doublée, s’il en faut, d’un véritable ‘retournement de crêpe’ intérieur qui me laisse aujourd’hui pantoise et ébahie devant les bienfaits que cela a provoqué dans mon dialogue intérieur et dans ma vie quotidienne …

Un stage de deux jours n’est évidemment pas la panacée à tous les maux que nous trimballons, souvent depuis longtemps, dans la besace de nos vécus et expériences. Une porte monumentale a cependant été ouverte, donnant vue sur un océan de compréhension, de moi et de l’autre. Et comme tout océan, il nous laisse le choix de naviguer à vue sans s’éloigner de son littoral ou de construire patiemment une embarcation suffisamment solide pour entreprendre une possible traversée, d’ailleurs sans savoir au préalable ni la distance à parcourir ni l’existence d’une rive de l’autre côté… Qu’importe ! Le paysage offert par cet océan, indompté, mouvant et bleu, me redonne confiance en ma capacité à naviguer sur ces eaux que chaque jour je ressentais sombres et tumultueuses : je veux parler des eaux profondes de la communication, avec soi et avec les autres.

Alors, pour vous donner un aperçu de cette vue imprenable et tellement belle dont j’ai l’opportunité de jouir depuis ce week-end de mars, j’offre à votre lecture l’introduction du livre de Thomas d’Ansembourg, avec comme amuse-bouche ce court extrait :

Nous sommes nombreux à nous sentir fatigués de notre incapacité à vraiment nous exprimer et à être véritablement écoutés et compris. Même si, par nos moyens actuels, nous échangeons beaucoup d’informations, nous sommes comme handicapés de l’expression et de l’écoute ‘vraies’. De l’impuissance qui en résulte naissent beaucoup de peurs qui suscitent de vieux réflexes de repli : intégrismes, nationalismes, racismes. Dans la conquête passionnante de la technologie, particulièrement des moyens mondiaux de communication, et dans le contexte tout à fait neuf du tissage et du métissage des ethnies, des races, des religions, des modes, des modèles politiques et économiques que ces moyens nous permettent, ne risquons-nous pas de manquer secrètement de quelque chose d’intime et de vrai, si précieux que toute autre quête risque bien de se révéler désespérée : la rencontre, la rencontre réelle d’être humain à être humain, sans jeu, sans masque, qui ne soit pas parasitée par nos peurs, nos habitudes, nos clichés, qui ne porte pas le poids de nos conditionnements et de nos vieux réflexes, et qui nous sorte de l’isolement de nos combinés, de nos écrans et de nos images virtuelles ?

> lien vers l’introduction (6 pages, format PDF) de Cessez d’être gentil, soyez vrai ! – Etre avec les autres en restant soi-même, de Thomas d’Ansembourg, Les Editions de l’Homme, 2001

Je nous souhaite de naviguer en sécurité et en fonction de nos possibilités humaines sur les vagues de l’Être qui se dévoile, sans la crainte panique de la noyade.

Mains Tenant, 9 avril 2014

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