La Saint Chronique

il est urgent de choisir son camp !

Août 2016 … Il y a toujours autant d’hommes, de femmes et d’enfants sur des canots de fortune au milieu de la mer Méditerranée. Ceux qui les ont précédés s’accumulent sur des points de fixation. Et si je ne cherche pas l’info à leur sujet, elle ne vient plus à moi. Le projecteur s’est déplacé… Aujourd’hui c’est le burkini  qui prend tout en pleine poire. Parce qu’hors de nos frontières européennes, juste à côté, la guerre fait rage. Elle ne dit pas son nom, mais elle est là, tonitruante et effrayante. Pour rejeter l’identification avec de possibles semblables sous les bombes et les roquettes, notre esprit cherche n’importe quelle spécificité culturelle qui la séparera de nous, la tiendra éloignée. Et comme c’est celle qui a été la plus rôdée depuis des siècles, que dis-je … des millénaires, c’est autour de la question religieuse que se focalisent les points d’ancrage…

Ce matin, j’ai regardé le documentaire de Yolande Moreau, Nulle part, en France*, tourné dans les camps de Calais et de Grande-Synthe, à quelques encablures d’un pays, d’une île, que leurs occupants désirent TOUS rejoindre, souvent parce qu’ils y comptent des membres de leur famille, arrivés avant eux, il y a 3 mois ou il y a 10 ans. Dans cette émission d’Arte, en troisième partie, figure un sujet sur une jeune photographe libanaise qui parcourt les allées (comment appeler ça des « rues » ?) du camp Burj El-Barajneh où ont été déportés des milliers de Palestiniens en 1948… Outre la puissance des images réalisées par Cristina Malkoun, plonger dans cette ville qui ne dit pas son nom, alors que je sors à peine de la boue et des croix de bois de Grande-Synthe, m’a donné la nausée. Du film de Yolande Moreau, je retiendrai pour le moment cette phrase :

Ci-gît l’Europe et son concert d’égoïsmes.

Les textes sont de Laurent Gaudé, auteur d’Eldorado et d’Ouragan. En 2e partie de vidéo, il échange avec un journaliste et parle de résilience et de regard voilé…

Nous avons ouvert les frontières du commerce, de la finance, des transports, de la culture, sans ouvrir les frontières de notre coeur et de notre quotidien. La mondialisation a atteint ses limites, nous nous y perdons par manque de relation humaine, mais nous ne savons pas quoi faire d’autre, comment faire autrement.

Un peu d’imagination, que diable !!!!


  • documentaire diffusé en août 2016 sur ARTE
  • sur youtube, je n’ai trouvé que sa version allemande (chaîne ARTE)
    Nulle part en France 

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