La Saint Chronique

De grands enfants

Ce matin une courte discussion sur Facebook avec mon frère, de sang. Et me voilà plongée dans cet état de flow que j’aime tant. Cette semaine, mes enfants, mes grands enfants, sont avec moi. Je les entends discuter et jouer dans leur chambre. Ils rient, ils se chamaillent avec bonheur et sourires, ils échangent sur ce qu’ils découvrent par tous les pores. C’est leur état de flow, j’ai le mien.

Ce matin c’est parti de cet extrait que j’ai partagé sur mon journal Facebook :

 

Mon frère François (comme le pape ! ;-) ) a entamé la discussion autour du ‘but à atteindre’. Il n’en fallait pas plus pour me précipiter dans l’océan de l’instant présent : quel but ‘à atteindre’ ?

Aaaahhh … tout vient de la forme de cet extrait. D’ailleurs, j’avais intitulé ma publication « Imaginons … procédons … » pour marquer un premier pas vers la manifestation de la projection, c’est-à-dire revenir au présent et à l’action. Attention, ‘ne rien faire’ c’est déjà faire quelque chose… le non-agir !

J’ai donc eu envie d’éliminer la projection sempiternelle de ces lignes, d’en extraire le passé et le futur pour en découvrir la substantifique moelle présente. Voici ce que cela donne.

Je me donne le droit d’être furieusement heureux.se. Oui, je ne suis plus l’otage de mes peurs, j’accepte les vertiges de mes contradictions. Mes désirs gouvernent mon existence, je réapprends à jouer, à me couler dans l’instant présent. Je sais être léger.ère sans être frivole. Je suis résolument libre, je romps avec le rôle asphyxiant que je crois devoir m’imposer en société. Je quitte toute crainte d’être jugé.e. Mon besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en moi est à l’ordre du jour. Ma capacité d’émerveillement est intacte, un appétit tout neuf, virulent, éveille en moi mille désirs engourdis et autant d’espérances inassouvies. Je deviens assez sage pour être imprudent. La traversée de mes gouffres ne m’inspire plus que de la joie.

C’est-y pas beau et bon ?

Dans l’instant présent, le passé et le futur n’existent pas. Ainsi j’ai fait mienne cette maxime :

Accueille ce qui s’en vient, salue ce qui s’en va et établis-toi en ce qui demeure.

Avec Amour.
Mains Tenant, avril 2017

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